Bandes Dessinées Daniel Maghen

Interview Vidéo de Penet

Partie 1 : L'atelier
Partie 2 : La technique
Partie 3 : Aux origines de Les Nuits écorchées

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Dédicaces Malnati et Eberoni

DEUX VIES - Eberoni
20 septembre : Eberoni, DEUX VIES, Galerie Daniel Maghen
26 septembre Librairie Brüsel - Bruxelles (BELGIQUE)
27 septembre Librairie Bulles de Salon - Paris 15e
4 octobre Librairie BDFugue Café Bordeaux

APOCALYPSE - Malnati
19 septembre : Malnati, APOCALYPSE, au bar Le Black Dog, 2- Rue des Lombards 75004 Paris
20 septembre : Malnati, APOCALYPSE, Virgin Grands Boulevards
27 septembre Librairie Virgin Nice
4 octobre Librairie BDFugue Café Nice
17-18 octobre Espace Culturel Leclerc CC Atlantis - Nantes

EWEN - Arinouchkine
20-21 septembre : Arinouchkine EWEN - Penet NUITS ECORCHEES, Salon du livre de Nancy, librairie La Parenthèse
4 octobre Librairie BDFugue Café Bordeaux

LES NUITS ECORCHEES T1 - Penet
17-18 octobre Espace Culturel Leclerc CC Atlantis - Nantes

Bande Annonce Deux Vies

Bande Annonce Apocalypse

Interview vidéo d'Arinouchkine

Cette interview réalisée par l'éditeur se compose de trois parties :
Vidéo 1 le parcours de l'auteur
Vidéo 2 l'album : Ewen tome 1
Vidéo 3 la technique de l'auteur
Bonne découverte....

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MALNATI: à bâtons rompus, sans tabous

On vous a défini « un maître de la BD gothique » : êtes-vous gêné par les genres et les catégories ? Préférierez-vous être défini tout simplement « maître de la BD » ?

Je ne sais pas qui me définit comme un « maître de la BD gothique», mais je lui dit « merci mon brave ! ». Ceci étant dit, je préfère qu’on m’appelle tout simplement « maître ». C’est plus court et plus proche de la vérité surtout ! Mais je déteste les effusions genre prosternations et autres manifestations de sollicitudes qui m’encombrent au quotidien. Restons simples, voulez-vous ? :)

On fait le rapprochement entre vos atmosphères et l’univers de Ledroit. Etes-vous fan ? Trouvez-vous des ressemblances ?

Etant donné que je suis un « maître », je ne peux pas être un « fan », comprenez-vous ? Mais bon, j’ai une profonde affection pour le travail d’Olivier Ledroit qui m’a mis ma première droite au plexus avec « Xoco », qui à l’époque m’a donné envie d’aller me coucher en pleurant tellement c’était beau. Il m’a donné une espèce de leçon dont on ne se remet qu’en étant un titan. Ce que je suis, bien évidemment ;)

La ressemblance… Je ne crois pas, si ce n’est que le démon au look nazi de requiem a résonné en moi. C’est une évidence qu’on partage graphiquement: l’absence d’empathie, la destruction méthodique de l’humanité : c’est Nazi. Sinon, la ressemblance se situe plutôt dans le registre graphique, on travaille tous les deux en couleur directe, sans contours, dans un registre « réaliste »… Ha oui, et on a adoré tout les deux, quand on était gosse, les pochettes des albums d’Iron Maiden !

Malnati lecteur qui cherche une BD, est-ce qu’il entre dans une Fnac, dans un magasin spécialisé, dans une librairie, dans un supermarché ? Qu’est-ce qu’il achète ?

Il achète « Par delà bien et mal » de F. Nietzsche !

Désolé pour le marché de la BD, mais je n’en lis plus depuis longtemps. J’ai été un énorme consommateur, j’ai lu tout ce qui sortait… Et un jour ça m’a profondément ennuyé. Ca doit être dû au fait que je passe mon temps à réfléchir le découpage, la narration, l’esthétique de l’image… Et depuis quelque temps, la rigueur de la finition (ce dont je me foutais éperdument avant)… Alors quand je lis un album, je l’analyse… Ca va vite, et c’est chiant. Maintenant lorsque je vois une image (même une illustration) je pense « alors, c’est fait avec quoi, ça ?... » Je trouve assez rapidement, et après je lis l’image comme une fiche de montage d’étagère. Je suis blasé.

Par contre je suis fasciné par l’ « écrit ».


Les titres des tomes 1 et 2 sont des citations de Nietzsche, auquel vous faisiez référence tout à l’heure. Au delà de l’hommage, en quoi ces phrases résonnent avec l’histoire ?

En Fait, Nietzsche a plutôt dit dans une phrase : « (…) certains naissent posthumes. » (de mémoire), mais j’ai trouvé un jour sur Internet cette pensée qui lui était attribuée (par erreur, je pense) « les plus grands naissent posthumes », J’ai trouvé ça très con !
Si la naissance d’un homme, c’est son accomplissement, comment pourrait-elle se faire posthume ? La seule chose qui peut arriver posthume, c’est la reconnaissance du public. Je ne pense pas que ça soit une naissance, car le public aime les choses pour bien d’autres raisons que l’accomplissement de l’artiste. Ça voudrait dire que les plus grands ne peuvent l’être que par la sanction du public. Je pense qu’un homme est grand par ses actes, et les grands actes ont des conséquences gigantesques même si elles ne sont pas immédiatement visibles et commercialisables.

En revanche, cette phrase est faite pour les vampires ! Et surtout ceux d’ "Apocalypse". Car les « sacrifiés » sont choisis parmi les humains pour leurs qualités remarquables. Ils incarnaient l’espoir d’une humanité meilleure, ils deviendront les pires prédateurs, « les plus grands » ! Et comme chacun sait, un vampire naît posthume.

Pour le titre du tome 2 : « … L’abîme regarde aussi en toi », c’est un extrait d’un très beau passage : « Celui qui combat des monstres doit prendre garde de ne pas devenir monstre lui-même. Et si tu regardes longtemps un abîme, l’abîme regarde aussi en toi. » (F. Nietzsche. Par delà bien et mal. Maximes et interludes.146.)

Ca témoigne, je trouve, d’une peur de sa propre méconnaissance. L’abîme, c’est l’inconnu ou l’incompréhensible. Nous sommes entourés d’abîmes : La mort en est un, et le passé un autre. On revient toujours sur ses pas avec prudence, on regarde en arrière discrètement, de peur de s’être trompé, d’avoir oublié un truc fondamental… De peur qu’il nous manque un socle ou une racine… La psychanalyse explore des abîmes du passé, le vampire ceux du futur. Et quand Païli (l’héroïne d’Apocalypse) affronte ses vieux démons et retrouve son histoire et celle de sa famille, Alice le sacrifié, lui, vient questionner la valeur de la vie depuis l’au delà.

Je ne sais pas si c’est la question qui va être culottée ou la réponse ;-) mais ne craignez-vous pas que vos théories et vos mots soient objet d’interprétations foireuses ou hors du contexte comme ce fut le cas pour Nietzsche parfois ?

J’espère que non ! Déjà, chacun sait que Nietzsche n’a pas été mal interprété, mais c’est sa sœur qui a retouché ses écrits et a volontairement utilisé le travail de son frère pour cautionner les thèses nazies de l’époque.

Parler d’un philosophe simplement est difficile sans s’attirer les foudres des « tenanciers de la chose intellectuelle », mais comme je n’ai pas la culture qui me permettrait de le faire autrement… Ceux-ci me pardonneront.

Je trouve quand même que Nietzsche n’était pas tout à fait « net », le simple fait de vouloir absolument hiérarchiser l’humanité est pour moi une façon de se rassurer sur le fait qu’on ait bien une existence légitime, je veux dire qu’on doute tellement d’avoir une place parmi les hommes, que s’inscrire dans une hiérarchie (surtout au sommet) nous met à l’abri. Mais ce philosophe est très esthétique, il est paradoxal. Il a compris que l’art est primordial, il place la création artistique au dessus de tout (j’exagère à peine)…

Je ne suis pas Nietzschéen, je ne pense pas qu’on puisse l’être car il pose plus de questions qu’il ne suggère de réponses.

Evidemment, l’image de Nietzsche est ambiguë dans la tête des gens, et c’est aussi pour ça que j’ai choisi des titres qui l’évoquent. Dans cette série, on aimera des personnages qui incarnent pourtant « le mal »… On va, peut-être même, pardonner le pire.

MALNATI: secrets de fabrications... et de jeunesse

Il paraît que vous avez créé un magazine, « Pastek »: de quoi s’agit-il ?

J’ai essayé beaucoup de choses. J’ai été illustrateur de vulgarisations archéologiques, décorateur de théâtre, j’ai fait de l’animation, du story board de films, du design... Et j’ai lancé un magazine gratuit avec des copains il y a quelques temps, on l’a diffusé dans toute la France dans le réseau « libraire spé. », c’était un magazine rebelle, un peu punk, une sorte de retour de « Mad » à la française. Mais on n’a sorti qu’un numéro en national car la mort de mon principal partenaire dans l’histoire m’a coupé le souffle. Je ne pouvais pas tout assumer seul. C’est lui qui avait créé ce magazine, au départ c’était un petit « fanzine » régional.
"Pastek" a disparu comme il est venu, à toute vitesse. Je n’ai pas de regrets artistiques car c’est une expérience qui m’a permis d’exorciser mes envies de bd satirique, j’ai été fan de Mad, Fluide Glacial et même Achille Talon. (Mais bon, surtout Gaston !)

En 1998, vous avez reçu au Salon de Colomiers le prix du meilleur dessinateur. Ça fait plaisir, ça flatte l’ego, ça sert comme ferme papier, c’est moins bien qu’une grosse vente, ça donne envier d’un deuxième prix… ?

Le public à Colomiers est super, j’ai toujours vécu de beaux moments de dédicace là-bas ! Des files d’attente qui n’en finissent plus et des gens de bonne humeur, c’en est gênant ! J’ai eu un prix qui était attribué par des lycéens qui devaient lire tous les albums présents sur le festival… Ils m’ont nommé meilleur dessinateur.

J’ai eu d’autres prix dans le même genre : à Brignais et Villefranche.

Pour être franc, je suis mal à l’aise lorsque je dois recevoir un prix. J’ai l’impression qu’on s’est trompé. Ca vient certainement du fait que je trouve mes albums en dessous de ce que j’attends de moi. Un album fini est une somme d’erreurs qu’il faut vite jeter aux oubliettes ! Alors, en fait, oui, je préfère les grosses ventes (à choisir), ou les prix sous la forme de sélection du meilleur album dans les magazines… Bref que ça se passe au niveau du public. L’album est fait pour eux, et s’il leur plait, c’est que j’ai réussi.


Avez-vous une marque de papier fétiche ? Utilisez-vous un pinceau au caractéristiques particulières ?

L’acrylic se passe de super papier, on peut peindre sur n’importe quoi, mais j’aime le papier aquarelle lourd (au moins 300g) à grains fins. Je tends mes feuilles sur une planche, et après je bosse peinard. Mon pinceau fétiche c’est le 0/3 Raphaël/Kaerell, parce qu’avec une telle précision, une telle nervosité, j’ai pas trouvé moins cher et plus petit ! J’en tue 1 à 2 par planche (je les achète par 40).

Je travaille par plans, je couvre mon image de film protecteur (frisquette) et j’enlève les parties qui protègent les plans à mesure que j’avance dans mon image. Du fond au premier plan.

Dans cet album vous vous en êtes donné à cœur joie avec le rouge… nécessité de scénario ou une envie particulière qui n’attendait que la bonne occasion pour exploser ?

Non, dans Anahire, il y a des scènes rouges aussi. Mais là, c’est vrai que j’utilise un rouge super, qui pète à fond ! Le rouge, c’est avec le noir, la couleur des vampires, non ? C’est violent, lumineux, sanglant… C’est une super couleur.

Le bleu est une couleur d’accompagnement du récit, je dirais que c’est la base, le rouge, c’est la rupture, l’évènement exceptionnel.

MALNATI: puisque vous vouliez savoir...

Dans votre histoire, il y a beaucoup de prédateurs. C’est un monde dur et les personnages doivent l’être aussi pour survivre. Païli peut elle aussi être définie comme une prédatrice ?

Non, elle n’est pas prédatrice puisqu’elle ne traque pas l’ennemi, elle se défend et elle défend sa famille, c’est tout. Si Païli est un obstacle à l’avancée de « l’obscur » sur terre, c’est uniquement dû à son histoire et celle de sa famille. Il se trouve qu’elle incarne «un espoir d’avenir » pour ce qu’il reste de l’humanité sur terre. Elle a en elle tout ce qu’il faut pour inverser le rapport de force. Mais évidemment, encore doit-elle découvrir qui elle est vraiment…

Pio, le personnage masqué, lui, correspond plus à l’étiquette « prédateur ». Il se présente lui-même comme un « anti-corps » humain que le « virus du mal sur terre » sollicite. Il est le témoin de l’histoire de l’Apocalypse, il sait presque tout de l’obscur. C’est un prédicateur/guerrier à la solde de l’humanité… En tout cas, c’est ce qu’il affirme.

Ceci est un projet de couverture sans papillon. Qu’est-ce que rajoute selon vous l’insertion finale du papillon ?


Sur la couverture ? Rien. Ça fait plaisir aux filles et à Daniel (qui a son côté midinette, eheh).

Mais dans l’histoire, les papillons sont l’image même du mal. Les messagers (car c’est ainsi qu’on les appelle) sont les yeux de l’obscur, ses témoins. Ils sont là pour surveiller et protéger les « Sacrifiés » (les vampires qui orchestrent la destruction de l’humanité). Ce sont eux qui choisissent les prochains serviteurs du mal parmi les humains, ce sont eux encore qui punissent les traîtres, où qui rééduquent ceux qui auraient des envies d’autonomie. Finalement, jusqu’ici, ils sont ce qu’il y a de plus terrible sur terre.

C’est un paradoxe intéressant, le papillon qui est perçu comme romantique et symbole d’accomplissement, est ici tout le contraire.

Il y a aussi dans mon travail (et ce de plus en plus) une envie de mettre en avant ma perception propre du monde… Je suis quelqu’un qui doute beaucoup, je trouve toujours dans n’importe quel postulat la preuve de son contraire. Si une métamorphose est un accomplissement d’un certain point de vue, d’un autre, elle sera sûrement un désastre. J’aime cette idée du contraste, ou du paradoxe qui en plus d’être un outil esthétique magnifique et saisissant, est un moyen de relativisation de nos certitudes.

Dans votre blog, vous écrivez que votre fils a lu l’histoire. Vous n’êtes donc pas d’accord avec toutes ces théories sur les BD et les jeux vidéo violents qui dévient nos jeunes pousses…

Je pense que la violence, c’est le non-respect de l’intégrité d’une personne. Evidemment, la vie nous bouscule et nous expose à des chocs, et parfois c’est le fait d’un de nos semblables. Mais avant tout, je pense que les productions imaginaires (films, jeux, BD, musiques…) servent plutôt d’expiatoires, elles nous permettent de maîtriser nos chimères, de nous rassurer face à nos peurs, finalement d’en rire. La mise en image, où l’incarnation d’une chose est aussi un merveilleux moyen de la relativiser. Les religions monothéistes condamnent les représentations de dieu… Car elles permettent de le désacraliser. Seule la désincarnation, l’insaisissable, à le pouvoir de nous soumettre… Car cela nourrit nos propres démons inconscients.

Alors, bon… Evidemment, je ne conseille pas pour autant mon album aux enfants car les images sont choquantes. Mon fils, c’est différent car il voit des crayonnés, des bouts d’images pas finies, il voit l’élaboration d’une planche, et à la fin, il n’est plus dupe de ce qu’elle propose comme vision. Il est le fils du magicien, pour lui qui connaît tout les trucs, c’est juste de la prestidigitation. Ceci étant dit, je ne lui montre pas les images les plus violentes.

MALNATI: tout ce que vous auriez voulu savoir...

Certaines images de la nouvelle série de Loïc Malnati, APOCALYPSE, font en ce moment le tour du net... on ne peut pas nous accuser de manquer d'objectivité lorsqu'on dit que ses dessins ne passent pas inaperçus... Dans l'attente de la sortie du tome 1 (SEPTEMBRE 2008), nous nous sommes abandonnés à un long dialogue avec Loïc, qui a bien voulu jouer le jeu et qui vous dira des choses que vous ne pourrez trouver QU'ICI!

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Où était-il passé...?!

La question que pas mal de monde a dû se poser à propos de Didier Eberoni, entré en 1979 à Métal Hurlant, vu collaborer avec Rodolphe, Druillet, et disparu depuis...
Le temps d'un bref retour, en 2004, aux éditions Albin Michel avec "Sexual Killer", pour un scénario de Patrick Raynal, et hops, à nouveau dans la nature. A bord d'un de ces bolides qu'il ne lasse de dessiner, avec une de ces femmes sensuelles qui peuplent ses histoires...? Dans la Marseille où il avait choisi de s'exiler au soleil comme son commissaire Pansard, ou dans son monde imaginaire? Nul ne le sait...
Didier aime entretenir le mystère, mais en tout cas il nous revient sur un de ces "Centaures Mécaniques" qu'il affectionnait aux Humanos dans les années 1980, pour nous conter en images l'histoire de "Deux Vies" conçue sur mesure pour lui par Tiburce Oger.

Apocalypse - Galerie mise à jour

La galerie sur Apocalypse a été mise à jour avec plusieurs planches de l'album...
C'est par ici...


Vous pouvez aussi télécharger le dossier de presse de l'album (4Mo - PDF)

INTERVIEW REGIS PENET: PART 3

Où Régis explique comment ça se fait que ses planches soient si belles ;-)

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Ils ont dit aussi que...

Nouvelles chroniques des albums DM glanées sur la toile

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La presse en parle...

Dans cette nouvelle rubrique, vous pourrez trouver les critiques des journalistes et des bloggeurs, et les interviews de Régis, Andreï et Daniel Maghen sur d'autres sites.

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Bons baisers de Russie

Une des questions le plus souvent posées à Andreï ces jours-ci est "quel est l'état de la BD en Russie"?
Andreï s'est dit étonné de découvrir, ici en France, des auteurs russes comme Maslov (aux éditions Denoël Graphique).

"C’est un loisir assez cher pour la Russie. Pour vendre un album à un prix acceptable, chez nous, il faut du papier fragile, d'une qualité infime. En plus, ce n’est pas bien vu, ce n'est pas considéré au même niveau que l'illustration pour enfants. Parfois mes amis restés là-bas me demandent pourquoi les français achètent autant de BD, et moi je ne sais pas répondre..."
Quels sont tes auteurs préférés?
"J'adore Michel Durand, le dessinateur de Cuervos. Prenez son Cliff Burton: il s'agit d'une BD 100% BD. Une autre dimension, un niveau supérieur. Ce que je veux dire par là est que moi, je suis plus attiré par les images en soi que par la narration BD. Je me considère d’ailleurs plutôt un illustrateur. On me l’a souvent dit, dès la sortie de L'oiseau de feu, dès ma première dédicace à Angoulême. J'assume."
L'autre grande question, face à l'incroyable variété de scènes et d'atmosphères présentes dans Ewen, est: "qu'est-ce qu'Andreï préfère dessiner: les armes, les créatures fantastiques, la nature, les combats?"
La réponse fuse: "les femmes!!!"