Le blog de la Galerie et des Editions Daniel Maghen

ALTERNATIVES

Voici 2 projets de couvertures qui avaient été présentés par Régis Penet pour le tome 1 des Nuits Ecorchées, accompagnés des notes et commentaires de l'auteur.

Lire la suite

BRIAN & WENDY FROUD

Malgré la frénésie qui a inévitablement accompagné la structuration de la maison d’édition ces derniers mois, la vie de la galerie a continué, pétillante d’expositions et de rencontres. Nous avons été particulièrement honorés par l’une d’entre elles, consacrée au monde féerique de Brian et Wendy Froud.

Lire la suite

MERCI A TOUS

Un grand merci à tous les amis et lecteurs qui nous ont honorés de leur présence à la galerie hier soir. Vous étiez nombreux et ça chauffait le coeur!
Message pour tous ceux qui à cause de la distance ne pouvaient pas y être, étant donné que le télé-transport n'a pas encore été inventé: n'hésitez pas à poster vos commentaires dès que vous aurez les albums dans les mains!
Et maintenant une petite explication pour tous ceux qui venaient hier soir pour la première fois, en guise aussi d'avertissement pour ceux qui s'apprêtent à venir découvrir en personne la galerie. Une question se posait en effet: il y avait des personnages bizarres, une lueur d’exaltation bédéphile dans les yeux, qui connaissent déjà par coeur les albums DM et qui en chantaient les louanges, tout en redressant avec un regard affectueux de mama italienne un cadre pas parfaitement droit... C’est normal, pas de panique, il s’agit de l’équipe!:)
Un remercient spécial pour ces trois formidables zozos qui font de la galerie le lieu accueillant qu'il est: celui qui ressemble à un goblin de Brian Froud est Olivier, le monsieur qui nie depuis mardi soir qu'il y ait jamais eu un match France-Italie est Didier, et la fée est Anabelle.

LE CLIN D'OEIL QUI TUE

Demain, c'est le jour J!!! Vous êtes prêts?! Nous sommes prêts!!!
Un petit post pour vous préparer à plonger dans l'univers de Régis, et dans sa structuration hyper soignée de l'album. On ressent bien la solidité de tous les éléments mis en place, et il suffit de lire l'interview pour voir comme chaque détail est riche et permet plusieurs niveaux de lecture. Mais là, on va vous révéler 1 ou 2 secrets qui auraient pu échapper même aux plus attentifs.
Si quelqu’un de particulièrement pointu (ou tordu, eheh) a en effet pu deviner que le nom du serpent de Mia (voir planche dans un post de mai) est un hommage transversal à Orange Mécanique, personne n’a dû penser au symbolisme de cette case-là : Lothar Wong étant un scientifique, la façon dont le serpent s’enroule sur son bâton veut rappeler l’ordre des pharmaciens ;P
Régis nous réserve plein de surprises de ce genre, n'hésitez pas à le questionner jeudi soir au vernissage :)

L'HOMME QUI MURMURAIT AUX PERSONNAGES

Plus fort que Robert Redford, qui se limitait aux chevaux, plus réceptif que Patricia Arquette dans "Médium", notre Andreï parle aux personnages. Ou, plus précisément, ce sont les personnages qui viennent lui parler.
Vous l'aurez désormais compris en lisant ces pages, Andreï ne fait jamais rien comme tout le monde... figurez-vous son art!
Nous l'avons interrogé sur les sources de son inspiration, et voici sa réponse:
"Pendant plus d'une semaine, après avoir accepté de réaliser un album pour Daniel, j'ai fait un rêve. Un chevalier, un guerrier des steppes, tête baissée vers le sol, apparaissait et me disait "délivre-moi". J'en pouvais plus. J'ai fait 2 croquis, je les ai montrés à Daniel, qui m'a dit qu'il avait peut-être le bon scénariste pour moi. Au début, Tiburce voulait écrire un récit plus historique, mais moi je pensais au rêve et je songeais plutôt à un monde parallèle où le héros tomberait..."
STOP! Pour savoir ce qui se passera dans le tome 2, il faudra attendre ;P

TROMBINOSCOPE - PART ONE

Comment savoir qui est qui le soir du vernissage ? Instructions.

Lire la suite

LES RENDEZ-VOUS AVEC LES AUTEURS

On a déjà parlé du vernissage de JEUDI 19 JUIN, à la galerie, et de la dédicace à la librairie Album, le 25 JUIN. Retrouvez maintenant, dans la nouvelle rubrique "DEDICACES", les dates de toutes les rencontres avec les auteurs. Adresses, informations et mises à jour constantes, ne loupez pas les rendez-vous importants ! ;)

Lire la suite

LA TECHNIQUE D'ANDREI

Quand on lit les commentaires de Daniel à propos de la fabuleuse capacité d'Arinouchkine de rendre la neige, on peut se demander s'il ne s'agit pas là d'une formule lyrique trouvée par l'éditeur pour sa communication. On va donc fournir la preuve que Daniel n'est pas seulement un beau parleur, eheh ;P
Pour témoigner du talent d'Andreï, une vidéo a été tournée, le filmant tout au long de la réalisation d'une case très... enneigée. La vidéo sera disponible dans quelques jours sur ce blog.
Dans l'attente, nous avons obtenu d'Andreï quelques uns de ses "secrets de fabrication".


Il utilise des aquarelles américaines Dr Ph. Martin's: les couleurs ne se mélangent pas et ça donne des "effets spéciaux" et quand c'est sec, la couleur ne déteint jamais.
C'est un éditeur américain qui a fait découvrir à Andreï cette marque, lors de leur rencontre en Russie pour un projet BD qui n'a ensuite pas vu le jour. Andreï peut parler pendant une heure à qui veut l'entendre des qualités de ces aquarelles, il en est dingue! :)
D'autres instruments pour lui indispensables sont la gomme, la lame de rasoir et la "dunka". Il utilise les deux premières pour creuser la feuille, à la recherche de petites touches pour rendre la lumière, et la petite "dunka" en peluche pour nettoyer délicatement le papier.
Andreï est un perfectionniste à la limite du maniaque. Il est capable de réaliser jusqu'à 10 pages d'essais pour une seule case... d'où le fait que la naissance d'"Ewen" ait pris 3 ans... :) Le tournage de la vidéo que vous verrez a pris plusieurs heures, puisque l'auteur a effacé, refait, jeté un premier jet (qui nous paraissait très bien, à nous...). Cette recherche est indissociable pour lui de la véritable nature d'un artiste. Il s'en explique ainsi:
"Je ne dessine pas à partir de photos, je n'utilise pas internet... à Minsk, à l'école d'art, je pouvais passer jusqu'à 6 ou 8 heures par jour à peindre inlassablement des natures mortes, on peut dire qu'aujourd'hui j'ai la main. J'ai des images dans ma tête. Elles sont foisonnantes, grandioses, parfaites... très nettes, je sais exactement ce que je veux. Alors je m'efforce de les rendre sur le papier. C'est frustrant, parfois douloureux. Il est très rare que je n'en rende que le 20%, mais il est impossible aussi d'obtenir tout de suite le 100%. Disons une première tentative à 60-70%. Mais ça ne me suffit pas. Alors j'insiste, j'attaque la matière, je viole la feuille... et ça prend du temps!"

INTERVIEW REGIS PENET: PART TWO

Régis revient sur l'évolution de sa carrière, décortique l'album en sortie pour nous... et nous dévoile des anticipations du tome 2 de "Les Nuits Ecorchées"!

Lire la suite

Du beau monde à la galerie !

Nous avons eu le plaisir de recevoir l'équipe d'un monde de bulles lundi, à la galerie, pour le tournage de leur prochaine émission. Et il y avait du beau monde ! Le vrombissement d'une moto annonçait l'arrivée de Ptiluc, avec dans son sillage Richard Marazano et notre auteur fétiche Andreï Arinouchkine. L'heure est à la promotion pour notre dessinateur Biélorusse, car la sortie d'Ewen approche ... le 19 juin est proche ! Quelques photos pour vous faire une idée de l'ambiance back stage du tournage à la galerie, avant de voir l'émission sur la chaine Public Sénat.

NOEL AVANT L'HEURE

Décidemment, les bonnes nouvelles n'arrêtent pas de tomber aujourd'hui :)

On vous a montré une bande annonce concernant "Les Nuits Ecorchées", on vous a appris que pour 15 euros vous aurez 88 pages de BD, et maintenant... (moment de suspense)...

TAAA-DAAA!!! Régis Penet et Andreï Arinouchkine seront en dédicace à la librairie Album de boulevard St Germain le mercredi 25 juin, dans l'après-midi...
Et (roulement de tambours please) en juin, chez Album, un ex-libris de luxe format A4 limité à 500 exemplaires, offert avec Ewen T1.

J-12: LA TENSION MONTE!

Et oui, on y est presque... dans 12 jours, vous pourrez enfin tenir dans vos mains nos 2 albums (soupir de joie, eheh)

Mais à quoi ressembleront-ils précisément?
Nous avons demandé à Vincent Odin, notre petit magicien dans l'ombre, de nous donner quelques renseignements. Nous pouvons déjà vous dire que les dimensions seront plus grandes par rapport aux albums classiques: 25 X 33 cm. Et, quitte à faire toujours plus grand ;P , la pagination sera très importante: "Ewen" comptera en effet 88 pages (!!!), dont 32 de recherches, esquisses, aquarelles qui, pour citer Vincent Odin, "mettent en valeur tout le travail préparatoire d'Andreï, un peu sur le même principe que les biographies en images éditées par la galerie depuis quelques années".

Allez, une petite image en avant-première our tous ceux qui nous suivent :)

Vidéo Ewen en avant première!

ça y est, on vous fait la totale: après la vidéo de "Progénitures", celle d'"Ewen". Et maintenant, on cède la parole à l'éditeur en personne, qui a un mot à dire et une invitation très officielle à vous faire :) "Bonjour à tous. Je suis en admiration devant le travail d'Andreï Arinouchkine. J'ai eu un choc et une émotion incroyable en voyant ses originaux de l'"Oiseau de feu". Un sens de la lumière que j'avais rarement vu en bd. Et la neige: chez lui on dirait que les flocons tombent sur la planche! 5 ans après notre première rencontre et 4 ans après avoir lancé le projet de Ewen, notre premier bébé voit le jour! J'espère que cette vidéo qui montre un aperçu de l' album vous plaira... et vous compter parmi nous JEUDI 19 JUIN à partir de 19h pour le vernissage à la galerie."

VIDEO!!! - Les Nuits écorchés

Venez feuilleter quelques pages de "Progénitures", le premier tome de la série de Régis Penet. Plongez dans l'histoire comme les personnages plongent dans les vagues des illustrations, et rencontrez pour la première fois la protagoniste, Mia, dans sa plus belle tenue... Après ne dites pas qu'on ne vous gâte pas assez!!! ;P

Interview Régis Penet - PART ONE

Chose promise, chose due :P
Cette première partie porte sur les débuts de Régis

Ton grand-père était un artiste, c’est lui qui t’a transmis l’amour de la BD ?

Mon grand-père était sculpteur sur bois et professeur de dessin. Il est mort quand j’étais en train de réaliser mon premier album. L’art, c’est un truc de famille, ma sœur est prof de dessin aussi. Mon grand-père ne me donnait pas des cours à proprement parler, mais j’ai eu la chance d’avoir une famille ouverte à la bande dessinée : ma grand-mère était musicienne, c’était un couple cultivé qui n’a jamais considéré la BD comme une sous-culture. Mes parents m’ont d’ailleurs abonné très vite à des magazines.

Quel a été ton premier coup de foudre en BD ?

Gotlib ! Il me faisait mourir de rire ! Ensuite, pendant une certaine période, il y a 20 ans, je plaçais Rosinski au dessus de tout le reste. Quand j’ai découvert Thorgal dans Le journal de Tintin, j’ai pris une claque : c’est à cette admiration que je dois le choix de l’encrage, alors que mon grand-père préférait huile et gouache.

Et aujourd’hui ?

Même si ça semble viser très haut et sonner ambitieux, je lorgne vers Terrence Malik, le réalisateur de La Ligne rouge et du Nouveau Monde. Sa parfaite maîtrise du medium me parle profondément. Je ne dis pas que je veux faire du Malik en BD, je voudrais maîtriser autant mon medium, gérer l’ellipse de la même façon — ni redondante ni dissociée — dont il utilise voix off, image et musique(l'idée c'est ça, je trouve la formulation bizarre). En ce moment, par exemple, je redécouvre Bilal et je trouve que chez lui chaque case a une force en soi. La façon dont les cases se répondent, s'enchaînent et trouvent leur cohérence, va bien au delà de la simple narration/explication, qu'on trouve trop souvent à mon sens dans la BD. La pertinence de l'image, voilà un mot clé. Se poser la question: «est ce que cette image apporte quelque chose, en dehors d'une compréhension linéaire? » A cet égard (entre autres !), le premier Sambre, d’Yslaire et Balac est aussi exemplaire.

Les débuts dans le métier furent difficiles ?

Assez, oui. Mais je me suis toujours vu faire de la BD, rien d’autre, et je voulais y arriver. J’ai fait un détour-éclair vers les jeux de rôle, question de me voir publié, mais je n’ai jamais arrêté de proposer mes projets. Au début, je faisais mes propres scénarii aussi; j’essuyais énormément de refus et sur le coup je ne comprenais pas… je me disais : « Qui sont ces abrutis qui se privent de moi ? » Aujourd’hui, en retrouvant les planches au grenier, je me dis: «Comment ai-je eu le courage de montrer ça à quelqu’un ?! »

Un jour, avec un copain d’enfance, EriK l’Homme, nous avons commencé à nous raconter par cœur les plus belles lettres de refus des éditeurs; d’un coup, nous nous sommes dit que deux échecs ensemble aboutiraient à une victoire… mais non, nos projets communs n’ont pas été publiés. Erik s’est remis à écrire des romans, et il a eu l’énorme succès qu’on lui connaît, ce qui m’a d'ailleurs inspiré une saine émulation. Il m’a présenté son cousin Frédéric, qui est devenu par la suite mon scénariste sur Marie des loups (2004) et Catwalk (2006) chez Soleil. À l’époque, Fred écrivait des scénarii de courts-métrages, d’où sa connaissance de la narration par images.

J’ai alors compris qu’il ne suffisait pas de tenir une bonne histoire pour être scénariste, on ne s’improvise pas scénariste, et j’ai décidé de me « limiter » pendant un moment au dessin.